Contrairement à la France, les États-Unis ont compris que l’État devait être un facilitateur et non un obstacle

Le combat de Donald Trump en faveur de la simplification administrative devrait inspirer la France, qui persiste à privilégier la réglementation plutôt que l’innovation, affirme Nicolas Conquer, porte-parole du Parti républicain américain en France.Passer la publicitéPasser la publicité

Nicolas Conquer est porte-parole du parti républicain des États-Unis en France.


Face à la bureaucratie galopante et à la submersion administrative, un modèle se distingue : celui des États-Unis, où la simplification et l’innovation s’imposent comme des piliers de la puissance économique menant au «nouvel âge d’or américain» annoncé par le président Trump lors de son discours d’investiture. L’Amérique, sous Donald Trump, a posé un principe fondamental : pour libérer l’initiative, il faut réduire la réglementation. La France, empêtrée dans ses lourdeurs administratives, doit en tirer une leçon. Car pendant que la Chine imite, que l’Europe régule, que l’Amérique innove, notre pays, lui, s’enfonce dans l’inefficience gouvernementale.Passer la publicité

«China imitates, Europe regulates, America innovates» (La Chine imite, l’Europe régule, l’Amérique innove). Cette formule, qui circule parmi les entrepreneurs et stratèges américains, traduit une réalité implacable. La Chine avance en copiant et en optimisant des modèles existants, l’Europe s’enlise dans un excès de réglementation qui freine sa croissance, tandis que les États-Unis, eux, cherchent avant tout à innover.

Ce mantra souligne aussi une rupture profonde. Alors que l’Amérique cherche à réhabiliter sa capacité à avoir un coup d’avance, l’Europe persiste dans une défiance systématique vis-à-vis du risque, du succès et de la prise d’initiative. L’esprit d’innovation se heurte à un mur réglementaire conçu davantage pour contrôler que pour stimuler. En France, cette inertie est criante : les normes s’accumulent, les contraintes administratives pèsent lourdement sur l’économie, et les entrepreneurs passent plus de temps à se conformer aux règles qu’à innover. Une tendance suicidaire, quand l’avenir appartient aux nations capables de s’adapter rapidement et de prendre des décisions stratégiques audacieuses.

Récemment en matière d’intelligence artificielle (IA), la Chine a présenté DeepSeek, un modèle censé rivaliser avec les grandes avancées occidentales comme OpenAI. Officiellement, il s’agit d’un bond technologique majeur. Officieusement, de nombreux experts y voient un écran de fumée visant à masquer l’absence d’innovations de rupture et à semer le doute sur la suprématie américaine, freinant ainsi les investissements dans l’IA aux États-Unis.

La France et l’UE débattent d’une énième capsule sur une bouteille, pendant que les États-Unis envoient des capsules spatiales récupérer leurs astronautes. Une question de priorités : le progrès avant la bureaucratie ! La simplification administrative est en effet un impératif économique. Aux États-Unis, Donald Trump a institué une mesure simple et pleine de bon sens, mais révolutionnaire : pour chaque nouvelle norme, dix doivent être supprimées. Un signal radical qui tranche avec l’inflation administrative qui paralyse l’Europe et notamment la France. Le chiffre est accablant : 100 milliards d’euros de charges administratives pèsent sur l’économie française chaque année, selon l’IFRAP. Ce fardeau asphyxie les entreprises, dissuade l’investissement et prive le pays de marges de manœuvre essentielles.

Là où les États-Unis ont compris que l’État devait être un facilitateur et non un obstacle, la France persiste à multiplier les niveaux de contrôle, les agences, les autorisations et les procédures inutiles. Ce modèle n’est pas soutenable. Il nous faut un choc de simplification massive, basé sur des principes clairs : réduction du nombre de textes et de normes inutiles, décentralisation des décisions pour une meilleure réactivité, digitalisation intégrale des démarches administratives, suppression des normes qui freinent l’innovation et l’investissement. Ce n’est pas un luxe, c’est une question de survie économique.

Une initiative symbolise cette nouvelle ère de responsabilisation : le DOGE (Department of Government Efficiency), lancé par Elon Musk avec le soutien d’acteurs majeurs comme Vivek Ramaswamy. Ce projet vise à traquer l’inefficience au sein des dépenses publiques américaines et à exiger une transparence totale sur l’utilisation des fonds publics.

Le DOGE incarne un nouveau style de gouvernance, fondé sur la transparence radicale et l’implication citoyenne. La première réunion publique de partage des résultats, tenue le 2 février sur X, a réuni des millions d’Américains autour d’Elon Musk, Vivek Ramaswamy et une sénatrice américaine. C’est une nouvelle ère où l’État doit rendre des comptes, en temps réel, à ceux qui le financent. La France pourrait tirer une grande leçon de cette approche. Ici, la dépense publique explose sans réel contrôle citoyen, le déficit se creuse dans une opacité totale, et les gouvernements successifs multiplient les taxes pour compenser une gestion défaillante.

L’exemple de Guillaume Kasbarian, ancien ministre du gouvernement Barnier, dénonçant un excès de taxes, d’interventions et de bureaucratie, montre que même au sein du système, certains perçoivent l’urgence d’un changement de cap. Pourtant, nous restons figés dans des schémas d’un autre temps. Les récents soubresauts politiques ont prouvé que le budget est le nerf de la guerre. En France, un budget déséquilibré peut précipiter la chute d’un gouvernement. L’usage répété du 49.3 alimente tensions et instabilité. L’exemple américain prouve qu’un État plus agile, plus transparent et plus efficace peut restaurer la confiance et éviter ces crises à répétition.

Le message est clair : l’heure n’est plus à l’immobilisme, mais à l’action orientée vers une cure d’efficience. La simplification administrative, la responsabilisation budgétaire et l’innovation doivent être les piliers d’une nouvelle gouvernance. Le trumpisme à la française, ce n’est pas un copier-coller du modèle américain, mais une adaptation pragmatique d’une idée forte : l’État doit être un levier d’efficacité et non un poids mort. Il est temps d’admettre que le carcan bureaucratique est notre plus grand ennemi et qu’une France plus libre, plus agile et plus innovante est possible. Les scrutins à venir seront déterminants. La droite française, si elle veut incarner une véritable alternative, doit s’engager fermement dans cette voie. Un choc de simplification, de transparence et d’efficacité gouvernementale n’est plus une option, c’est une nécessité. L’avenir appartient aux nations qui innovent, pas à celles qui s’enlisent dans des règlements absurdes. Moins de capsules sur les bouteilles, plus de capsules spatiales !

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